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Une chaude rencontre (/!\ Risque de contenu choquant et explicite) || Joker

 :: Gotham City :: The Hideouts :: Repaire du Joker Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Ven 5 Jan - 11:35






Aujourd’hui est un jour nouveau, un jour où tu comptes faire bouger les choses à Central City ! Néanmoins, tu dois d’abord rendre une petite visite à une personne influente à Gotham City. Le genre de personne que les jeune femme de ton âge n’a pas envie de rencontrer … enfin, personne de saint d’esprit voudrait rencontrer cet homme. Pourtant, tu y vas de ton plein gré et tu comptes lui rendre une visite surprise. Tu espères qu’avoir du cran suffira pour qu’il puisse vouloir te parler et ne pas te tuer tout de suite. Enfin, d’après ce que tu sais de lui, il sera plus apte à te torturer avant de te tuer. A cette pensée, tu enflammes ta main et tu regardes la flamme danser. Tu ne te laisseras pas faire, avec ou sans lui tu réaliseras ses plans. Néanmoins, il pourrait t’apporter une légitimité et donc te ramener plus de sbires. Ton plan est presque parfait, bien que les réactions de l’homme que tu vas rencontrer sont imprévisibles.Tu te lèves et tu coupes ton réveil avant qu’il sonne, tu es trop impatiente pour rester au lit. Il fallait que tu sois sexy, tu voulais plaire, tu voulais jouer de tes charmes. Tu enfiles un débardeur pourpre et un legging noir. Tu prends ta veste en cuire bleu et te regarde et fait une grimace. Ce n’est pas la tenue la plus sexy que tu as, à vraie dire tu l’avais mis par instinct. Tant pis, tu te poseras dans ton hotel pour te préparer. Tu prends un sac et tu y fous plusieurs fringue. Dont ta tenue en cuir sexy. Tu t’arrêtes une seconde sur cette dernière, à vraie dire seul Damian t’avais vu avec … c’est le passé désormais. Il n’est plus là, ce n’est pas la peine d’y penser. Même si tu n’arrives pas à te souvenir de sa disparition. D’ailleurs ce n’était pas la seule chose que tu oubliais, parfois tu buvais tellement que tu ratais des journées entières. Tu soupires et fermes ton sac. Tu vas dans la salle de bain et te maquille, ce sera ça de moins à faire à Gotham. Tu vérifies que tu n’as rien oublié et tu sors en direction de la gare. Il est encore tôt et vu le climat qui règne en ce moment, tu dois être l’une des rares femmes à sortir. Enfin, tu t’es déjà fait une petite réputation et si tout ce passe bien, aucun homme ne voudras essayer de s’en prendre à toi. Ce ne serait pas la première fois que tu met un coup de botte au cul. Ce qui te frappas en sortant de ton immeuble c’est cette odeur de lendemain de soirée, comme si toute la ville avait fait la fête. Ca puait l’alcolle à des kilomètres. C’était mieux que de l’urine, et de toute façon tu avais du parfum dans ton sac. Tu te diriges vers la gare, tu as l’impression que tout est étrangement calme. Tu ne te rappelais pas qu’il y ait eu une fête hier. En même temps, ton dernier souvenir de la veille c’est d’avoir commandé à boire dans un bar. Tu étais déjà bien atteinte à cette heure là. Tant mieux si personne ne vient t’agresser, tu n’as pas de temps à perdre pour le moment.

La gare semblait avoir un peu plus d’agitation que la rue. Les gens discutaient entre eux, des vigiles sont positionnés à peu près partout. Difficile d’agresser quelqu’un ici. Dès que tu rentres dans la gare, tu te fais fouiller comme si tu rentrais dans un bâtiment officiel ou un musée. Ce n’est pas la seule gare du monde à avoir mis en place un tel dispositif. Les vigiles sont, pour certains, des mercenaires privés, difficile à corrompre vu le salaire que la gare leur verse. D’ailleurs, tu te demandes comment ils peuvent sortir autant d’argent. Tu étais sûr que la gare était une plaque tournante du trafic de drogue de la ville et que les dealers achètent leur came ici. C’était un point que tu devais éclaircir, après tout si tu voulais récupérer le marché, il faut savoir comment il marche. Tu avais déjà ton billet de train, il fallait juste que tu le composte et que tu t’installes. Le voyage allait être long, tu le savais, mais tu comptais prendre ton mal en patience. Le voyage valait le coup. La trajet se passa sans problème, pourtant t’étais nerveuse, c’était la première fois que tu te rendais dans cette ville. T’avais peur de devoir utiliser tes pouvoirs rapidement. Tu n’avais nullement envie de te faire remarquer pour l’instant. Le train s’arrêta à la gare de Gotham et tu fus l’une des dernières à sortir. Tu aimais prendre ton temps. Tu sortis une cigarette et l’alluma. Tu avais commencé à fumer récemment, Tu n’en étais pas fière, mais ça te permettait de te détendre. Ce n’était pas vraiment de fumer qui te défendait, mais t’amuser à contrôler la flamme de ta cigarette pour régulariser la combustion. Tu te diriges vers l'hôtel que tu as réservé. Les hommes te regardent comme si tu étais qu’un vulgaire bout de viande. Tu as l’habitude, tu gardes la tête haute, celui qui t’approches rencontreras tes flammes. Tu arrives à ton hôtel sans problème, mais tu sens que tu es suivie. Tu poses ton sac sur le lit, l’ouvre, sors tes affaires et commence à faire couler l’eau de ta douche. Tu attends patiemment, il ne met pas longtemps à crocheter la serrure et rentrer dans ta chambre. Tu ne le vois pas, mais tu te doutes qu’il a un flingue dans la main. Il entre dans la salle de bain, mais il n’a pas le temps de comprendre. Ton poing frappe sa gorge, lui coupant la respiration. Ton genoux rencontre son entre jambe et l’homme s’écroule. Tu donnes un coup de pied dans sa tête pour l'assommer. Tu n’as pas le temps de t’occuper de lui, tu verras en rentrant. Tu vides ton sac et prends les cordes et les menottes qui se trouvent au fond. Tu les avais prises pour t’amuser, mais cet homme fera un bon divertissement. Tu le ligotes et tu le menottes pour être sur qui ne s’enfuient pas. Tu te changes et tu te remaquilles, tu n’étais pas encore assez sexy à ton goût. Tu baillones ton agresseur et tu quittes ta chambre. Tu montes dans un taxi et tu lui donnes une adresse. Tu sais de source sûr que le Joker ne se trouvent pas loin. Tu pourrais dire que c’est dans le quartier le plus sombre de Gotham, mais du doute sur la véracité de tes propos. Toute cette ville semble être pourrie de l’intérieur, ce n’est pas pour te déplaire. Tu payes le chauffeur et tu sors de la voiture. Tu évites de fumer, tu ne veux pas puer la cigarette. Tu t’es faite belle, tu t’es parfumée ce n’est pas pour rien. La nuit commence à tomber tu sais que bientôt le chaos va régner. Un sourire élargit tes lèvres et tu le contourne pour arriver face à une fête foraine abandonnée. Tu sais qu’il est là, mais que l’endroit est truffé de pièges mortels. Tu pourras difficilement passer sans connaitre tout les pièges. Il fallait donc que tu attires l’attention. Tu te mets à siffler très fort pour que ça résonne dans tout le parc. Puis tu te met à parler assez fort d’une voix suave.


- Hello ~ ! Je suis là pour voir Mister J ~ ! J’ai beaucoup de chose à lui dire. Il pourra très vite voir que je suis très très chaude !






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Ven 5 Jan - 18:10
Hé bien vous faites comme d'habitude : vous la capturez, vous vous amusez, et quand elle est bonne à jeter, vous lui explosez le crâne ! Grognais-je par-dessus mon épaule, car nous arrivions à l'étape crucial : les yeux.

Peindre un petit Batman montrant ses fesses sur chaque paupière exigeait de moi une pleine et entière concentration. Par chance, mon modèle se tenait parfaitement immobile (de belles lanières de cuir et une forte dose de toxine tétanique faisait des merveilles, pour ce genre de problème !), mais voilà qu'on avait décidé de m'interrompre, et pour rien, en plus. Qu'est-ce que je pouvais en avoir à faire, qu'une rouquine bien roulée se soit pointée près de ma planque ? J'avais pourtant donné des consignes : les fangirls et autres cosplayeuses persuadées d'être irrésistibles allaient directement à Harley (elle adorait tabasser les imitatrices) ; les petites malines (flics ou justicières) qui se faisaient belles pour infiltrer mon gang et me miner de l'intérieur servaient d'abord de crachoir à mes gars avant d'êtres butées, et les tarées du ciboulots vraiment prometteuses servaient de chair à canon pour un braquage mineur (si elles survivaient, on les gardaient). Hélas, nous n'étions pas en période de recrutement, donc quelle que soit la case dans laquelle notre visiteuse tombait, son sort était plutôt scellé. Et moi, j'avais de la peinture de précision à terminer. Le GCPD n'allait pas de lui-même comprendre qu'il devait cesser de jouer au gendarme dans MA ville, pas vrai ? En tirant la langue, j'avançai tout doucement mon pinceau de la paupière droite du flic paralysé, là où un torse de Batman s'apprêtait à recevoir une resplendissante chute de reins... Et enfonçai profondément mon pinceau dans l'œil (le bruit produit faisait penser à de la gelée tombant par terre) lorsque mon crétin de larbin marmonna ce qui lui semblait manifestement être une précision vitale.


Oh ! « Elle dit qu'elle a beaucoup de choses à nous dire » ? Mais ça change tout ! Mon ton dégoulinant d'ironie dut le mettre sur la voix, car l'imbécile se mit à reculer en balbutiant des excuses. BIEN SÛR qu'elle va sortir ce genre de phrase : elle veut qu'on la fasse entrer. Ce genre d'affirmation, ça ne coûte pas un rond, c'est bien pour ça que c'est l'un des plus vieux trucs du monde ! Sifflais-je en arrachant mon pinceau – et l’œil qui vint avec – de mon mannequin.

Le pauvre gars devait salement souffrir, alors je le laissais là, à agoniser dans son corps incapable de bouger, le sang lui coulant par l'orbite énucléé. Mes mains désignèrent tout à tour mon torse et le pantin désarticulé qui crevait misérablement dans mon atelier.


Je bosse, là ! Et sur quelque-chose d'important ! Un projet ! Personne ne respecte mes projets ?

Petite pause pour inspirer à fond. Là, je commençais à m'agacer, et il ne fallait pas que je fasse comme la dernière fois. Si j'arrachais encore la jambe d'une de mes victimes pour battre à mort l'un de mes hommes de main, on allait commencer à me croire instable, psychologiquement. Mieux valait rire de la situation !

Ha ha ha ha ha ! M'esclaffais-je, en empoignant fermement l'imbécile de mes doigts gantés. T'es si con que ça en devient marrant, Bertrand.

Qui, de nos jours, venait sonner à ma porte en faisant le coup du « j'ai des trucs importants à vous dire » ? Principalement des tarées, et une minorité de braves gourdes convaincues de pouvoir sortir vivantes de mon antre (donc, une sous-catégorie de tarées). Éventuellement, il pouvait s'agir d'une messagère d'un des autres criminels de la ville, mais bon... Elle l'aurait signalé très vite. Ce pouvait être une justicière croyant pouvoir m'approcher d'assez près pour me neutraliser... Hou ! J'en salivais d'avance.

Va la chercher. Seul. Il ne fallait pas plus d'un larbin pour guider roussette jusqu'ici. Si j'envoyais plusieurs de mes gars lui servir de comité d'accueil, ça virerait soit en viol collectif, soit en démonstration de force (et j'en avais marre que plusieurs de mes troufions se fassent défoncer à titre illustratif). Et amène-la moi au palais des glaces. J'adore me mater dans un miroir déformant.

Telle une précieuse princesse disney, je chassai mon commissionnaire d'un mouvement distrait de la main, avant d'aller enfiler une tenue violette en chantonnant Still loving you. Un peu par dépit, je détachai le cadavre du policier qui gisait dans mon petit recoin de tranquillité, pour le laisser en tas ingrat, avec un post-it collé sur l'épaule : " délicieuse viande de poulet ; à consommer avant le 09/01/01 " .
Pour le bien de quiconque tenterait de croquer là-dedans, j'espérais sincèrement que la toxine tétanique ne persistait pas trop longtemps dans les muscles.


Sinon, il faudra que j'achète de nouvelles hyènes... Enfin ! J'ai ma copine rouquine qui m'attend ! M'écriais-je d'une voix suraiguë, en sautillant d'un pas léger vers le palais de mes glaces (et non, cette bosse dans mon pantalon ne devait rien à mon enthousiasme de rencontrer une demoiselle ; mon fidèle pistolet trônait simplement là car je tenais à avoir l'entrecuisse bien fraîche).
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Mar 9 Jan - 15:10






Tu sens le regards des hommes de main du Joker sur toi. Ils doivent attendre les ordres de leur chef. Comme c’est mignon, tu te prépares à devoir riposter. Tu n’as pas peur des pièges du Joker, les flammes n’ont aucuns effet sur toi. Néanmoins, tu ne voulais pas attaquer le Clown, tu venais en paix et pas pour partir en guerre. Tu restes méfiante, tu sais pas ce qui peut se passer à tout moment. Un homme sort de derrière un bâtiment, il semble un peu effrayé et se dirige vers toi. Un sourire se dessine sur tes lèvres. S'ils n’ont pas encore tiré sur toi, c’est que le Joker veut te rencontrer. Les autres hommes semblent se disperser, un peu déçu, comme si le bout de viande que tu étais ne leur était pas destiné. Ils ne savent pas à quel point ils ont de la chance. Tu aurais pu nourrir les hyènes du Joker avec  leur chaire griller. Tu hésites à jouer avec tes flammes pour effrayer un peu plus l’homme. Il arrive à ta hauteur après avoir fait de nombreux détour. Tu mémorises son chemin, si il passe par là, c’est qu’il y a des pièges. Il marmonne, comme si il venait de se faire gronder. Quelques choses comme “Mister J va vous recevoir au palais des glaces, suivez moi !”. Tu avais envie d’être un peu chiante avec le sbire. Ou tu avais plus envie d’être méchante avec lui à vrai dire. Néanmoins, le palais des glaces n’était pas sur le chemin qu’il avait emprunté, et c’était donc difficile que tu t’y rendes toute seule. Tu regardes l’homme.  
- Je suis désolée chérie ! Je n’ai pas bien entendu. Tu ne parles pas assez fort mou chou ! Puis ce n’est pas comme ça qu’on s’adresse à une dame.
Et voilà que ce crétin s’énerve, sort un pistolet et te braque. Mauvaise idée, tu lèves les mains en l’air en signe de reddition. Il pose la main sur ton épaule pour te guider et là tu agis. Tu saisis la main qui a son flingue et tu lui casse le poignet, ses os émet un craquement sourd et jouissif. Il lâche l’arme, tu lui fait une clé de bras et tu approches une flamme tout prêt de son oeil.
- On reprend ! Si tu veux pas qu’on te surnomme le borgne tu vas m’emmener à Mister J comme si j’étais une princesse. Quand on va arriver tu vas m’annoncer ! Mon nom est ...
Tu hésites un instant, tu ne savais pas encore ton nom de criminel. Tu vois dans les yeux de l’homme une certaine peur, et surtout tu vois la flamme danser. Comme si dans ses yeux se refléter l’enfer et la folie. Un sourire élargit tes lèvres encore plus. Peut être que certains diront que c’était un sourire digne du Joker. On ne sait jamais !
-... Lilith Arkham ! C’est compris ?
Il hoche la tête effrayé, et s’approche pour récupérer son arme. Tu jettes une boule de feu dessus et regarde l’homme.
- Tu n’en as pas besoin !
Il tremble et te dit de le suivre en te vouvoyant.Voilà déjà qui était mieux. Tu le suis donc, faisant attention à que personne ne te vise avec un sniper ou autre. Le chemin vers le palais des glaces se passe sans incident. Tu fais attention à bien retenir le chemin emprunter. On ne sait jamais, si tu dois fuir, autant être sur de ne pas marcher dans un piège. Vous rentrez et l’homme t’annonce au Joker. Néanmoins tu sembles être très déçue. Il n’a pas dit que tu étais une princesse. Tu le saisis et tu poses tes lèvres contre les siennes. Il semble être surpris, mais semble apprécier. Il relâche son attention et tu poses tes deux mains sur les yeux et tu lui fais flamber les yeux, du coup il pousse un cri horrible de douleur. Tu lui donne un coup de genoux dans les couilles et il s’écroule. La douleur lui a fait perdre connaissance. Tu plisses le nez d’un air dégoûté.
- Il sent le cochon grillé maintenant … et au moins il sera appelé l’aveugle, et pas le borgne. Puis ça lui apprendra à mater les jolies dames.
Tu te tournes alors vers le Joker un sourire au lèvre. Puis tu t’inclines devant lui en signe de respect. Tu n’es pas là pour l’attaquer, sinon tu t’en serais déjà pris à lui. Au moins, il sait maintenant que tu n’es pas là pour rigoler. Enfin … façon de parler, avec le Joker c’est toujours amusant. Tu souris malgré tout.
- Je suis enchantée de vous rencontrer Mister J. Je suis désolée pour votre sbire, mais il était sacrément le con ! Je trouve qu’il souillait votre réputation de génie fou du crime avec sa stupidité maladive. Néanmoins, vous pouvez vous douter que je ne suis pas là pour voir si la sélection naturelle marche aussi parmis vos hommes. Je suis là pour parler partenariat et affaires !





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Sam 13 Jan - 0:46
♫ Pom popom popom ♪

Libérer mes élans artistiques éveillaient souvent en moi une envie de pousser la chansonnette. Harley savait ce que cela signifiait également pour elle, et réagissait généralement avec une promptitude salvatrice ; le reste du temps, elle faisait les frais de ma bonne humeur, ce qui lui servait de leçon. Je fis un crochet par les garages, là où un homme de main rival avait été enchaîné, pour voir comment se déroulait son passage à tabac ; le gars en question avait perdu conscience, et ressemblait à un gros ballon de baudruche qui se serait progressivement dégonflé (rouge sang, le ballon). En vertu des consignes que j'avais passées, on se chargeait à présent de lui briser ses dernières articulations à la clef anglaise, pour veiller à ce qu'il ne puisse plus servir qu'à caler des portes pour son employeur.

Vous lui balancerez mon nouveau mélange d'acides, avant qu'il crève ; j'aurais besoin de vérifier que ça dévore bien les chairs en moins de trois minutes, montre en main. J'ai horreur d'être accusé de publicité mensongère... Ajoutais-je, au passage, pour emprunter « l'entrée des artistes » (une porte dissimulée dans le décor) du palais des glaces.

Des enceintes cachées diffusaient un peu partout mon rire enregistré (et modifié pour avoir de l'écho), qui se répercutait dans ce pseudo-labyrinthe de miroirs déformants. Peu de place était disponible pour l'éclairage, pourtant l'intérieur du bâtiment était éblouissant, la faute à tous les miroirs qui réfléchissaient la lumière crue et agressive de cette attraction. L'espace de longues, trop longues minutes, je restai donc en ma seule compagnie, à m'observer dans le blanc des yeux tout en écoutant mes pensées vagabonder entre les murs. Si je tenais immobile, en veillant à ne pas me trahir, je pouvais presque passer pour un reflet (j'avais fait le coup à Batman. Puis il m'avait fait le coup à son tour, et nous en étions venus aux mains. Sacrée nuit, que cette entrevue avec la chauve-souris !).

Mon attardé d'homme de main débarqua enfin, avec un air de caniche maltraité qui m'ôta instantanément toute envie de sourire. Il se piqua même de présenter la rouquine (" Lilith Arkham "… Bizarre, je n'avais jamais entendu parler d'une Lilith, à l'asile), ce qui lui valut un baiser de la part de la demoiselle. J'entendis presque une certaine Poison Ivy hurler au plagiat depuis ses fougères, ce qui me rendit l'imitatrice d'autant plus sympathique. Quiconque prenait la jardinière vendeuse de weed à rebrousse-gazon grimpait automatiquement dans mon estime. Mais pas d'empoisonnement ou de trucs végétaux avec ce modèle-là, non ! Elle, préféra cramer les yeux de mon larbin, pour ensuite le tabasser, comme s'il n'était qu'un vulgaire sac de patates. Tout ça pour conclure sur une punchline aussi fade qu'un yahourt nature 0% pour gonzesse ravie d'être maigre. Eurk !

Mes premiers mots sont pourtant positifs à l'égard de la rousse. Toujours encourager les jeunes talents. Surtout s'ils font de belles flammes.


J'aime ton enthousiasme, Lili. L'esprit d'initiative, c'est primordial, dans notre branche. Reconnus-je à cette amatrice de cuir, tout en sortant mon flingue pour buter l'aveugle. Mon pistolet encore fumant tourna ensuite vers la nouvelle, tandis que de l'autre main, je sifflai entre mes doigts pour signaler à mes sous-fifres qu'il y aurait un cadavre à débarrasser, dans le palais des glaces.

C'est gentil d'être venue me voir directement. Moi qui cherchais depuis des mois comment réduire ma facture de chauffage. La remerciais-je, tout en gardant mes distances avec cette allumeuse sur laquelle on se brûlait apparemment facilement les doigts ou les yeux. Je suis désolé briquette, tes lèvres bougent, mais je n'entends qu'un refrain qu'on me ressert à chaque fois, et ça me SAOULE ! Hurlais-je brusquement en découvrant les dents, pour aussitôt après me calmer (les sautes d'humeurs... Était-ce donc déjà cette période du mois ?). Blah blah blah... Et vas-y que ça me lèche le cul, et vas-y que ça me sort du " Mister J " et du " vous êtes le génie du crime de cette ville "… Puis vient le discours selon lequel  " on pourrait profiter mutuellement l'un de l'autre, non ? Moi aussi, je suis cool, M. le Joker " Je pris une voix aiguë pour imiter la dernière suceuse à être venue me passer la langue dans la raie.

ÇA ! Je tire sur la rousse. NE ! Nouveau tir sur la rousse. MARCHE ! Bim ! Une bastos entre ses miches. PAS ! Et un pruneau dans son abricot. COMME ! Pour le plaisir : un headshot, pour la finir. ÇA !

Six miroirs s'effondrèrent, brisés après s'être pris une balle. Quarante-deux ans de malheur, fichtre que ça allait me coller aux baskets ! La main qui tenait mon semi-automatique ne tremblait pas : j'avais encore huit balles dans mon chargeur, et toutes les envies du monde d'appuyer sur la gâchette.

Voilà comment ça se passe, poil de carotte : tu vas me rendre service. Gratuitement. Et ensuite, si tu es toujours en vie et que je n'ai pas une irrépressible envie de te tuer (comme ça, pour le fun !), alors seulement on parlera affaires, partenariats, et reniflages de culottes. Expliquais-je patiemment, pour ensuite lui offrir une alternative. Si ça ne te convient pas, tu peux toujours te barrer, ha ha haaaaa !

Rasée et droguée en permanence avec le thé du Chapelier (ou muselée par un collier incapacitant), elle ferait une très bonne pute (pardon ! "Courtisane") pour mes gars, cette allumette. Eux qui se plaignaient souvent de mal vivre le manque de présence féminine... Et en prime, j'aurais chez moi une source de flammes illimitées, tip-top pour rôtir la dinde de Thanksgiving et les longues soirées d'hiver !

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Mar 16 Jan - 14:00






Tu étais enfin devant le Joker, l’homme qu’on appelait dans ton milieu, le génie fou du crime. Pour toi, ce n’était pas vraiment le cas, certes il était fou et ses plans étaient brillants, mais tu avais plus l’impression d’être face à un enfant. Un enfant capricieux avec une arme tout de même. Néanmoins, son gros jouet ne te faisais pas peur. S’il tirait vers toi, tu pourrais faire fondre la balle avant qu’elle ne te touche. Vu la distance, c’était parfaitement faisable, il était encore assez éloigné de toi. Tu le regardes tuer son sbire sans même sourciller. C’était évident que ça allait être sa réaction. Tu rougis légèrement au compliment qu’il vient de te faire, après tout ce n’est pas tout les jours qu’on peut avoir un compliment du Joker. Enfin, tu savais que tu devais rester sur tes gardes. Tu savais que la séduction n’allait pas marcher avec lui, mais tu en faisais tout de même ta première approche. Après tout, tu n’avais pas forcément besoin de lui, disons que si il t’aide, ce sera juste un tremplin au lieu de monter les échelons en partant du bas. Être une reine du crime n’était pas facile. Voilà, comme tu l’avais prévu, il s’énerve, comme un gosse qui fait une crise. Tu sourcilles même pas. C’était ce que tu avais prévu depuis longtemps. Tu voulais juste voir sa folie à l’oeuvre. Quand il se met à tirer sur tes reflet, un sourire vient sur tes lèvres. C’était si jouissif de voir toute l’étendue de sa folie, et encore. Tu as l’impression de n’en effleurer que la surface. Tu savais qu’il avait un plus grand potentiel en lui. C’était si excitant, tu avais envie de savoir où était les limites de cet homme, si seulement il en avait. Tu comptes les balles, une à une. Il n’en restait que huit, néanmoins, tu n’étais pas sûr d’être assez puissante pour toute les faire fondre. Cependant, il te restait la solution de faire fondre le canon de l’arme directement. Une boule de feu bien placée et le tour était joué. Il faut pas oublier que tu avais d’autres cartes à jouer avant de passer à l’offensive. Tu applaudis mollement comme si tu venais d’assister à un spectacle pathétique.  

- Vous savez, je n’ai besoin que de votre nom, pour avoir une certaine légitimité à Central City. Je veux juste vous proposer d’agrandir votre territoire à travers le pays. Maintenant, voyez vous, je veux avoir un accord profitable. Après tout, Central City est la ville des métas humains et qui dit métas humains, dit sbire utile. Je ne suis pas du genre à faire les choses gratuitement, ni à m’abaisser. Si vous avez besoin que je botte des culs, je peux toujours le faire, mais ça ne sera pas contre rien.

Tu commence à marcher autour de lui, comme un félin autour de sa proie. Marchant sur les morceaux de verre, les faisant craquer sous ta semelle. Avec ton doigt, tu commençait à tracer une sorte de cercle de feu, tu n’avais pas envie que ses hommes viennent rompre se moment intime que vous aviez tout les deux. Tu n’avais pas finis de jouer et tu n’allais pas abandonner comme ça. Bien sûr, tu ne comptais pas le tuer, ni le blesser. Le monde à malheureusement besoin de lui et de son cerveau de dégénéré. Et si il voulait te capturer, tu avais toujours une solution de replis. Ton plan était compliqué à mettre en oeuvre, mais tout à fait faisable.

- Pour être franche, bien que vous êtes un génie au Gotham, votre influence est très limitée. Du coup, vous êtes vous même limité. Surtout que certaines rumeurs iraient même dire que vous entretenez une relation … tendancieuse avec le Batman. Je ne pense pas que vous offrez vos fesses aux justiciers, même s’il faut l’avouer, l’image me fait beaucoup rire. Les gens ne vous respectent plus autant qu’avant. C’était quand votre dernière grande attaque ? On dirait que vous êtes limités à jouer au chat et à la chauve souris.

Tu viens de finir ton tour, et les flammes deviennent plus grandes et vous encercle, telle une prison de feu. Pourtant, à l’intérieur du cercle, la température ne semble pas avoir augmenté, comme si ces immenses murs de feux n’étaient qu’une simple décoration, un effet visuel.

- Ne vous en faites pas, ce mur est fait pour empêcher de rentrer, pas de sortir. Comme je le disais précédement, je ne compte pas vous rendre un service gratuitement. Sauf, si ce dit service peut m’arranger aussi, comme m’aider à me faire une certaine réputation. Alors, à quoi voulez vous jouer ?





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Ven 19 Jan - 15:43
Je me sentais... Ridicule. Si encore, elle m'avait signalé sa chorégraphie plus tôt, Lilith et moi aurions pu nous livrer à un bien joli ballet avec effets pyrotechniques et répliques dignes d'une représentation scénique : elle et moi tournant en rond, les yeux dans les yeux, l'un face à l'autre, traçant lentement un anneau de flammes sur le sol tout en causant malveillance et vilenie...
Hélas, le mémo qui m'était destiné avait été égaré (ou je l'avais lu, et il m'était sorti de l'esprit) ; la rouquine se retrouva à tournicoter toute seule autour de moi pendant que je restai immobile, tel un imbécile hors du coup, à l'écouter me sortir son discours sans savoir ce que j'étais supposé lui répondre, ni quoi faire. J'avais tenté les backflip, dans ma jeunesse, et mon nez s'en souvenait encore... Rester silencieux m'apparut donc comme la meilleure des attitudes à adopter, pour cet échange. Mon attention s'attarda néanmoins sur le tracé des flammes, esquissé par terre... J'espérais quand même qu'elles ne foutraient pas le feu à mon beau palais des glaces, ! L'endroit avait une forte valeur affective dans mon cœur, la peinture venait tout juste d'y être refaite, et cette nuance particulière de violet devenait de plus en plus difficile à trouver dans les magasins.

Continuant sur sa lancée, Lilith poursuivit sa tirade, prononçant sans détours des mots durs à mon encontre. J'en eus le souffle coupé. Moi, pas assez influent ? " Limité " ? Je me serais presque senti insulté, si... En fait, non, je me
sentis insulté, et fis grise mine à ses déclarations. Mon flingue gigotait, tapotant doucement contre ma hanche, et avec mon autre main, je faillis couper cette visiteuse dans son élan d'un geste autoritaire. Hélas, ses mots sonnaient justes, à mes oreilles (surtout à propos de la tension homosexuelle régnant entre le chevalier noir de Gotham et moi), difficile de le cacher. Maussade, grincheux, j'écoutai cette jeune pousse de mauvaises herbes, tout en réalisant que les flammes qui me cernaient ne semblaient pas dégager la moindre chaleur. Assez curieux, j'approchai la main des jolies langues de feu, pour voir s'il ne s'agissait que d'illusions, ou de flammes tièdes, m'immobilisant à regret lorsque mon interlocutrice gâcha le jeu de la devinette en m'expliquant comment fonctionnait sa création.

Ho ! Alors c'est ça ! Compris-je tout à coup, en frappant dans mes mains. Tu veux augmenter ta rep' à Central city ? Booster ta street cred', percer dans le milieu, peser un max dans le crime game ? L’interpellais-je, tout sourire, en l'invitant par les gestes à me donner une réponse. À chacune de mes gesticulations, mes bracelets cliquetèrent.

Lili avait rejeté d'emblée l'idée de travailler gratuitement pour faire ses preuves. Dommage... Ça m'aurait bien arrangé, de l'envoyer au casse-pipe sans que ça me coûte le moindre cent. Mais puisqu'elle insistait sur ce point, je lui fis une proposition plus... Donnant-donnant. J'armai mon pistolet, avant de me le coller sur la tempe, le doigt prêt à appuyer, les zygomatiques tirés au maximum.


Suggestion numéro une : fume ce bâtard de Joker. Personne ne peut supporter ce connard de merde, cet espèce de taré inconstant qui s'habille n'importe comment ! En plus, je n'ai jamais vraiment trouvé qu'il était si drôle que ça. Lui-confiais-je, avant de lancer un regard en direction de ses mains si brûlantes. Volcanise le clown, et tu te feras des tas d'amis, ma grande. L'encourageais-je joyeusement, très impliqué dans mon réquisitoire.

J'éloignai ensuite le canon de ma tempe, pour dévisager intensément la rouquine en laissant mourir mon sourire.


Non ? Ah oui, tu... Pratique, son cercle de flammes... Il me suffisait d'en faire le tour pour déambuler selon une trajectoire parfaitement circulaire. Tu m'as proposé d'agrandir mon territoire. Ça implique que tu ne souhaites pas trop ma mort, hum ?

Firefly tomberait raide dingue amoureux de cette meuf... Une pyromane, comme lui, mais sans les cicatrices dégueulasses. Peut-être devrais-je les faire se rencontrer ? Joker Tinder : rencontrez des tarés proches de vos centres d'intérêts, pour organiser vos casses et parties de jambes en l'air en toute simplicité. Voilà qui sonnait bien (du moins, dans ma tête).

En gros, t'es très portée sur la réciprocité, pas vrai ? Voulus-je vérifier. Me rendre un service, oui, mais pas gratos ; faut que t'y retrouves ton compte. Songeais-je d'une voix rêveuse, en observant les idées qui flottaient dans mon cerveau.

Que lui avais-je dis précédemment, à propos du fait que mon offre était à prendre ou à laisser ? Zut... Trou de mémoire. Et Harley, qui n'était pas présente pour me souffler le fil de mes réflexions... Elle n'était jamais dans les parages, les rares fois où ses contributions auraient été pertinentes. Bon, bon, bon... Voyons... Il y avait cette amusante Donna Gugina, dont je prévoyais de me faire un casse-croûte, mais aussi le nabot coincé dans les années vingt, qui commençait à me taper sur le système.


À quoi je veux jouer ? À quoi je veux jouer... Marmonnais-je entre mes dents, tout en me recoiffant méthodiquement, le regard de moins en moins focalisé sur un point précis, en rabâchant cette même petite phrase, tandis que mes neurones voltigeaient d'un lobe à l'autre de ma cervelle.

Freeze ? Ha ha ha... Non ! Pouffais-je, pour sèchement m'interrompre juste après : l'idée était mauvaise, en plus d'être inappropriée. Contrairement à... ... Mais oui ! Janus ! M'exclamais-je, ravi d'avoir retrouvé mes pensées (là où je les avais rangées... Si étrange).

La distance entre Lilith et moi réduisit de moitié lorsque je fis glisser mes talons dans sa direction.


♪ This girl is on fire ♫ Interprétais-je à pleins poumons, en reprenant d'une voix de fausset cette merveilleuse chanson d'une artiste dont je me contrefoutais royalement (mais qui avait un sacré... Charisme dorsal). Voilà le topo, poulette : Janus Cosmetic est une très, très grosse firme de produits de beauté,. Moment briefing chiant ; j'expédiai ça en accéléré pour en venir aux trucs intéressants au plus vite. Ils brassent des montagnes de fric. Assez pour avoir toute une chaîne d'usines ici, à Gotham. Dans une ville où tout explosait à tous bouts de champs, ça aurait déjà été un bel exploit de maintenir intacte toute une chaîne de production, même en payant pour qu'untel protège les bâtiments concernés contre le plastiquage intempestif. Et je me suis laissé dire qu'ils comptaient ouvrir de nouvelles usines, s'étendre vers l'intérieur des terres... Possiblement à Central city. Petit clin d’œil appuyé de ma part à ma nouvelle amie. Là où ça devient intéressant pour toi, briquette, c'est que plus personne n'ose égratigner la façade de ces usines. Janus Cosmetic a  le bras trop long, tout le monde redoute les répercussions qu'entraîneraient une attaque... Et pendant ce temps, les mecs palpent du billet dans ma ville.

Elle aurait déjà compris où je voulais en venir, mais juste parce que j'adorais entendre le son de ma voix...

Tu veux qu'on te prenne au sérieux, championne ? Tu veux que des mecs se chient dessus en apprenant que Lilith Arkham va venir les trouver ? Tu veux que la simple vue de tes flammes fassent détaler les moins courageux ? Insinuais-je, en agitant mon flingue comme une baguette d'écolier. Fais ce que nul autre que toi n'oserait faire : attaque-toi à ce type que personne n'ose approcher. Fous le feu aux usines de Janus, réduis tout en cendres, et ne laisse aucuns doutes sur ton identité. Montre au monde que non seulement personne ne te fais peur, mais qu'en plus, tu ne crains pas les représailles. Dis-je d'une voix sinistre, sans jamais toucher cette allumette en noir, avant d'enchérir. Évidemment, j'y retrouverai aussi mon compte. Je suis une créature du Chaos. Lui rappelais-je, en appliquant mes mains sur mon superbe torse. Je me nourris du désordre, je grandis à la chaleur des flammes, je danse au son des explosions. Alimente la névrose ambiante, bouscule les certitudes, brise l'ordre établi, et tout Gotham me rejoindra dans une folie fraternelle. Promis-je à la jeunette toute en cuir, une étincelle d'insanité illuminant mes prunelles.

Crois-moi, après un coup pareil, plus personne ne questionnera ta légitimité... Et, en plus, tu auras gagné un bon pote ! Ajoutais-je, en lui adressant mon plus encourageant sourire de pervers psychotique.
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Mar 23 Jan - 11:42






Pendant ton discours, tu sentais que l’homme était blessé, vexé, mais tes mots devaient sonner juste à son oreille. Sinon, il t’aurait sûrement tiré dessus avec ses dernières balles. De toute manière, tu étais sur tes gardes. Tu savais que sa colère pourrait exploser à tout moment. Le Joker était un peu un enfant capricieux parfois, tu avais su le déceler en regardant ses oeuvres. Tu l’avais étudiée avant de venir ici. Tu n’étais pas folle au point de venir non préparée. Savoir discuter avec le Joker sans se faire tuer à la fin était tout un art. De plus, tu étais une femme et souvent symbole du sexe faible, ou l’objet du désir chez les criminels. Ce n’était pas comme ça que tu voulais être vue. Au contraire, tu voulais être vue comme une déesse de feu que les hommes s’inclinent devant toi. Cela allait demander du temps, mais tu sais être patiente. Enfin, tu sais surtout te donner les moyens pour arriver à tes fins. Le Joker en était un, tu savais que tu pouvais le manipuler en le prenant au dépourvu. Etape 1, flatter son égo pour croire que tu es une naïve petite fan girl. Etape 2, détruire son égo en frappant là où ça fait mal, mais il faut que ça soit clinquant de vérité. Etape 3, s’il n’est pas de mauvaise humeur, entamer les négociations. Etape 4 … improviser. Cerner toute la psychologie du Joker était difficile et c’était comme la météo, la pluie peut toujours tomber un jour de grand soleil. Pourtant, le fait qu’il ne te tire pas dessus te montrer que tu étais sur la bonne voie. Les négociations aller donc pouvoir commencer. Tes phrases semblent avoir fait l’effet d’une révélation auprès du Joker. Il te parla tel un vieux qui essayerai de parler gangster. C’était assez amusant à voir, c’était toute la dualité du Joker, cet esprit d’enfant dans un corps d’adulte. Enfin, ce que tu appréciais chez lui c’était son envie de chaos, de voir le monde brûler, juste parce que ça l’amuse. Ton but n’est pas si différent, bien que ton objectif final est tout autre, mais ça tu le gardes pour toi.

- C’est tout à fait ça !

Tu lui réponds, vu que c’est ce qu’il attendait. Une réponse à sa question. Sa suggestion numéro une était tentante. Tu ne peux pas le nier. Tu te ferais plein d’amis en éliminant le Joker. Néanmoins, tu ne voulais pas gagner ta réputation comme ça. Le Joker était important dans tes plans d’avenir. Comme dans toute bonne partie d’échec, le fou est une pièce majeure et le sacrifier était une mauvaise idée. Il fallait d’abord que tu agrandisses son territoire, et que son influence traverse le pays. C’était lui le prince du crime et tu voulais le nommer empereur. Après, tu pourras peut être le brûler vif pour t’assoir sur son trône. Bien que ce n’est pas vraiment le but, pour le moment. Tu as besoin que le chaos règne partout pour une raison bien plus personnelle. Tu veux faire sortir, celui qui a kidnappé ton enfant. Pour cela, il faut que tu agrandisse ton réseau à travers le monde. De plus, tu ne pensais pas que le clown soit lié de près ou de loin à l’enlèvement de ton gosse. De ce fait, c’était l’allié le plus fiable que tu pouvais avoir, le moins stable très certainement, mais le plus fiable. Tu sentais que les idées semblaient se bousculer dans sa tête. Il cherchait quelques choses qui aurait un intérêt mutuelle. Une étincelle sembla mettre le feu à ses idées, tel un feu d’artifice et il s’approcha de toi dans un magnifique pas de danse. Janus, cela te disait bien quelque chose, même si tu n’es pas très portée sur l’univers de la mode. En tout cas, à l’entendre dire, c’était une cible de très bon choix. Détruire Janus, laissant ton nom dans les flammes et voler un peu de liquidité au passage. Tout ça en prenant grandement du plaisir à le faire. Tu espérais pour les employés qu’ils ne travaillaient pas de nuit. Ce serait bête qu’ils soient des dommages collatéraux.

- En effet, je vois bien l’intérêt commun que nous aurions si j’attaquais Janus Cosmetic. Néanmoins, bien que ça serait un de mes grands crimes et que je peux y avoir toute la gloire. L’idée vient de vous. Alors, j’y associerai aussi votre nom d’une manière qui pourra vous plaire je suis sûr. Cet attaque sera le feu qui scellera notre amitié alors. Je vous accueillerai en personne quand vous passerez à Central City. Je pourrais vous faire une visite guidé des banques et autre endroit intéressant pour foutre la merde.

Tu joues un instant avec tes flammes, comme si tu étais perdues dans tes pensés. Il fallait voir la stratégie à employer contre Janus et comment tu allais laisser vos noms. Un magnifique coups d’éclat. Tu espères même faire les gros titre des journaux. Cela augmenterai encore plus ta crédibilité auprès des voyous de Central City. Tu pourras avoir des initiés, très bientôt.

- Bien Mister J et si nous allions trinquer à notre accord, avant que je mette le feu au poudre ?





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The Sad Married
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Mer 31 Jan - 22:04
Trinquer ? Le mot sonnait exotique, entre mes dents. Étranger, inhabituel, un peu déplacé.

Mon pied envoya mon corps vadrouiller près des flammes, de leur éclat réconfortant (à défaut de réchauffer ma peau). Il me fallait prendre de la distance, renouer avec ce terme qui rebondissait contre les parois de ma bouche.


Trinquer, trinquer, trinquer... Mes épaules oscillèrent à chaque répétition, tandis que je jonglai mentalement avec cette surprenante proposition de la part de poils de carotte - laquelle s'était attirée un regard désapprobateur de ma part en suggérant de partager le mérite de son futur gros coup. Non. Décidais-je finalement, en revenant vers la jeune femme brûlante.

Dis-moi, Lili : as-tu déjà vu le Joker manger, ou boire ? Saloperie de tic nerveux : mes doigts commencèrent à se crisper et à se tendre de manière désordonnée ; au même moment, ma colonne devint un assemblage instable qui ne cessait de se courber et d'onduler faiblement, comme si mes vertèbres m'interdisaient de me tenir droit plus longtemps. Non, bien sûr ! Répondis-je à sa place, ma voix vibrant d’excitation (et d'une folle envie de me gratter le crâne au papier de verre). Et tu sais pourquoi ? Car je suis une idée ! On abordait une notion importante. Mon regard s'ancra dans le sien, illuminé d'une intensité nouvelle qui ne devait rien à la drogue ou aux électrochocs. Je suis un concept. Enchaînais-je, en écartant les bras en grand, paupières frémissantes, pour me passer tendrement les mains dans les cheveux, avant de finalement faire claquer mes mâchoires dans le vide. Tu me vois, devant toi, mais je ne pense pas être vraiment là. J'ai plus l'impression d'être une sorte... De quoi ? De fantôme ? D'écho ? De fantasme ? .... D’hallucination collective ! Oui ! Une hallu' de masse ; ça, ça me correspondait bien. Vachement bien, même ! Je ne suis que le modeste produit de la folie latente de cette ville ! Ajoutais-je, pour dissiper tout malentendu sur ma nature profonde. Autant lui dire la vérité, à cette petite : nous étions promis à un avenir commun, hé hé hé...

Parfois, je me demande même si j'aurais ne serait-ce que besoin de respirer ! Confiais-je à cette frimousse avec qui je me sentais à mon aise. Mais dans le doute (et parce que j'aime bien la sensation), je continue de le faire. Surtout que mes gars n'aiment pas trop quand je ne respire plus. Ils disent que je ressemble à un androïde de substitution.

Ils paniquaient pour un rien... Même Harley se serait inquiétée de me voir stoïque, la poitrine immobile, à marmonner dans mon coin. Je fis tournicoter mon pistolet autour de mon doigt (le hand spiner du pauvre) afin de satisfaire ma bougeotte pathologique. Ma langue claqua contre mon palais.

Quand bien même je serais réellement ici, je ne trinquerai pas avec toi. Dure, dure vérité qu'il me coûtait d'exposer... Hélas, le monde du crime avait ses petites coutumes, ses vilaines manies que personne ne voulait changer. Plus précisément : je ne peux pas être vu en train de trinquer avec toi. Me repris-je, les mains écartées sur mes clavicules, un air navré aux lèvres. Ce ne serait pas bon pour mon image. T'imagines ? Moi, le roi de Gotham, boire avec une... Houlà, non ! Pas ce mot-là. Trouvons-en un autre. Vite ! Une inconnue, une random ? Tous les minables du coins croiraient qu'ils ont désormais une chance de manger à ma table ; ça ferait des tas de gens à buter, et j'ai mieux à faire de mon temps que de crever les traîne-savates de Gotham. Batman, Batman, Batman... Mon bel étalon de noirceur, mon crève-cœur d'obsidienne, mon gros clou au tétanos que j'enfoncerais avec délice au plus profond de moi... Je devais être à la hauteur de ses attentes. Je pris mon air le moins insultant. Si encore, tu étais à tomber par terre... Regrettais-je, en indiquant d'un mouvement de la main cette tête plantée sur un corps perfectible.

L'exception, évidemment. Personne ne s'étonnait jamais qu'un seigneur du crime se montre en compagnie d'une beauté, mais ce devait être une beauté intrigante, le genre s'imprimant sur la rétine.
De toute manière, ma blonde est du genre jalouse, alors ça ne l'aurait pas fait. Tranchais-je. Jalouse et imbattable, ma Harley. Personne ne lui arrivait à la cheville, dans mon petit cœur, et la réciproque ne pouvait qu'être vraie. Elle ne pouvait qu'être vraie, parce que je m'acharnais à la rendre véridique.

Un toussotement dans mon poing marqua le signal d'une transition dans la conversation.


Par contre, y'a un truc qui me chiffonne, par rapport à ce que tu m'as dit tout à l'heure... Dix étoiles sur dix, A plus ; changement de sujet impeccable !

Je m'approchais de l'intéressée, suivant les reflets du feu sur le cuir de son haut, pour tâcher d'adopter une expression incertaine.
Partager le mérite entre toi et moi ? Très mauvais plan ! Murmurais-je, en agitant vivement mes doigts devant elle (sans la toucher), pour rehausser le ton immédiatement après.

Voilà le soucis : tu incendies les bâtiments de Janus en signant de nos deux noms ? Tout le monde va retenir le mien. Le tien ? Il sera pris pour celui d'une... Contractuelle. Ou d'une servante. Ou d'une sorte de private joke entre Batman et moi (choisis le terme qui te convient). Ça ne convaincra personne de ta dangerosité ; tout le mérite m'en reviendra (parce que je suis célèbre, connu ; on sait que je suis dangereux, donc il sera plus crédible de m'allouer le mérite) et seuls les plus curieux se demanderont qui est cette "Lilith". Expliquais-je, sans fausse modestie. Pire ! Certaines personnes pourraient penser que tu tentes de remplacer Harley, et ça, ça ne t'aidera pas à devenir populaire à Central city. En revanche, ça peut te valoir quelques... Soucis de santé. Souris-je doucement, en imaginant ce que ma chérie ferait à ce type de prétentieuse (sans doute quelque-chose d'assez divertissant pour me détourner d'un curage de cervelle par le nez).

Ma voix reprit, sur un murmure empêchant les oreilles indiscrètes de nous espionner :


Le but de la destruction des usines de Janus Cosmetics, c'est que toi, et toi seule, puisse être jugée responsable d'un exploit criminel, sans aucune contestation possible. Les lauriers doivent te revenir intégralement, sinon, ils ne te reviendront pas du tout. L'avertis-je, en pointant plusieurs fois dans sa direction.

Aaaah, les rageux qui passaient leur temps à dire sur Tweeter que vos crimes avaient été commis par quelqu'un d'autre... De fameux petits trolls, quand ils n'étaient pas de simples nolifes désespérément en quête d'une utilité. Je les avais appréciés, au début ; ils pianotaient et débattaient à propos de la moindre de mes exactions, cherchant une raison à mes actes aussi bêtement qu'un chien tournant pour attraper sa propre queue. Hélas, comme pour les spectacles navrants de la bêtise canine, on s'en lassait vite. Par contre, tweeter des photos de ses victimes avec un titre putaclic, ça, ça ne perdait pas de sa saveur !


Je te l'ai dit, copine, repris-je avec mon sympathique sourire, je me satisferai bien assez du désordre que tu provoqueras. Vrai de vrai ! J'eus même l'illumination d'une métaphore imageant très bien mon degré de satisfaction. Je serai aussi ravi qu'une grosse mouche tombant sur un cadavre bien décomposé et dégoulinant de viscères. Miam ! Me pourléchais-je, mis en appétit par cette image succulente. Rendu à mon âge, tu sais, on apprécie de plus en plus les rôles de l'ombre. Savoir que j'ai conseillé et aidé la future reine de Central City, ça réchauffera mon petit cœur froid et sec de cancéreux en phase terminale. Main sur le cœur, je laissai échapper une toux grasse et grumeleuse, avant de jeter un coup d’œil alarmé à ma montre.

Oh ! T'as vu l'heure ? Déjà incendie moins le quart ? Il me semble qu'une... Certaine personne... Insinuais-je, en zyeutant avec insistance la rousse. ... A rendez-vous avec la postérité. Et moi, j'ai des capsules de gaz corrosif à fourrer dans le torse de valeureux employés de la GothCorp. Conclus-je, ce qui n'était pas aussi abrupt et direct que mon habituel « dégages ! », mais transmettait un message équivalent à mon interlocutrice.
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